Francois

Étudiant (hyper)actif de 24 ans, passionné et engagé!

août 102010

Rien de plus simple que de faire des sushis. Or, tout le monde adore ça mais très peu de gens se livrent à cette pratique pourtant amusante et à vocation potentiellement très sociable (avec un peu de saké, éclats de rire garantis).

Il faut un peu de matériel: des rouleaux en bambous et des baguettes. On trouve cela dans la plupart des grandes surfaces, voir chez des commerçants/ épiceries asiatiques. À Liège, il y en a un très bien achalandé dans le haut de la rue Cathédrale (près de la rue Léopold). Cliquer sur l’image pour agrandir.

Il faut ensuite des ingrédients:

  • les indispensables: des algues nori (pour enrouler le sushi), du riz cuit (blanc et collant de préférence) et des sauces (sauce soja et wasabi, le cas échéant mélangés).
  • les facultatifs, au choix (ici, la créativité est au pouvoir!): saumon, thon, poisson cru, avocats, carottes, tomates, crevettes, whatever. On peut tout imaginer.

La méthode est on ne peut plus simple: il faut placer une feuille d’algue sur le bambou (côté brillant vers le bas, côté mat vers le dessus) et étaler une fine couche de riz sur la moitié de la surface. Il faut ensuite « décorer le riz » avec tout ce que l’on souhaite et, enfin, rouler le sushi à l’aide du rouleau de bambou. Découper le rouleau en morceaux et assaisonner au choix (sauce soja ou wasabi). Et voilà le travail! Simplissime!

Petite astuce: les paquets d’algues contiennent souvent un mode d’emploi pour rouler le sushi le plus adéquatement possible.

août 092010

Que celui qui sait d’où vient le japonais lève la main!

Réponse: personne n’en a la moindre idée. Le japonais est une langue composite qui mélange différents styles, syntaxes, grammaires et autres. D’après un ouvrage que je suis en train de lire, il emprunterait des traits, des racines linguistiques ou des pictogrammes à différentes cultures.

Ainsi, il s’apparente au finnois, au mongol ou encore au turc. Sa grammaire est proche du coréen mais le vocabulaire n’a rien à voir. L’utilisation d’idéogrammes (des pictogrammes qui représente une idée) est bien sûr inspirée de la Chine, sans pour autant que le japonais ressemble au mandarin.

Bref, une langue composite. Pas étonnant, dès lors que l’on sait que pas moins de 3 (!!!) alphabets sont d’usage courant au Japon. Les kanji, d’un côté et, de l’autre, les kanas (qui incluent les hiragana et les katakana), auxquels tend à s’ajouter un quatrième: l’alphabet romain (le romaji)!

août 052010

Dans la série « on se détend après le boulot », les Japonais semblent avoir le coude très léger une fois leur labeur accompli. Plutôt réservée aux hommes, apparemment, la coutume de s’enivrer après le travail semble bien implantée. D’ailleurs, au vu de récits rapportés ci et là, on se dit que cette pratique s’apparente parfois à une sorte de binge drinking.

Les journées de travail finissant tard et commençant tôt matin, il n’est pas toujours pratique de rentrer crasher dans son lit, dans une telle circonstance. D’autant plus dans la mesure où les Japonais sont d’importants navetteurs et doivent souvent parcourir d’importantes distances pour rejoindre leur domicile.

Une solution existe, à la mesure de la rareté de l’espace urbain ainsi que de la brièveté de la durée de nuit (entre une fête bien arrosée et la reprise du boulot): les capsules-hôtels. Comme le nom l’indique, ces hôtels sont composés de capsules qui permettent tout juste de s’étendre: environ 1m (hauteur) x 1m (largeur) x 2,40m (longueur). Très peu onéreux (au contraire des autres établissements), il s’agit sans doute d’une expérience à faire une fois dans sa vie. L’un des guides du Routard ne s’y est pas trompé et témoigne ici.

août 042010

Bourreaux du travail, les Japonais ont des manières pour le moins… particulières de se détendre. Tous sexes confondus, semble-t-il, le Japonais harassé par sa longue journée de boulot se relaxera en jouant une partie de pachinko.

Il s’agit là d’une espèce de croisement entre un flipper et une machine à sous. Le joueur propulse une bille en argent, dont il possède tout un stock, dans la machine. La bille rebondit, cogne des clous, et déclenche éventuellement un mécanisme qui libère de nouvelles billes, et ainsi de suite. Le tout produit, m’a-t-on raconté, un boucan insupportable.

La légende rapporte que les vieilles dames arrondiraient leurs fins de mois grâce au pachinko. Certains artisans exercent la profession de redresseurs de clous de pachinko. Dans les services et loisirs, le pachinko est la troisième source de revenus au Japon.

août 032010

On sait que la planète financière et, maintenant, économique, est plongée dans une crise sans précédent depuis 2008. On sait également que tout a commencé avec les subprimes, ces fameux mécanismes qui facilitaient l’endettement des ménages, sans gages suffisants sur la qualité de la créance.

Ce que l’on sait moins, en revanche, c’est que le Japon est précurseur en la matière1. Son économie a connu une flambée extraordinaire, au point de surpasser la richesse américaine dans les années ’80, sous l’influence de plusieurs facteurs. L’idylle économique a duré jusqu’en 1990: le Japon, pour préserver ses performances économiques, a crée plusieurs bulles spéculatives qui ont, bien entendu, éclaté en même temps, en 1990 donc. La bourse perd alors la moitié de sa valeur. La récession et les lourdes difficultés pour remettre l’économie sur les rails2 feront chuter plusieurs poids-lourds de l’économie japonaise au cours des années ’90, et persistent encore à ce jour3.

Bref, le scénario japonais est exactement, à peu de choses prêt, celui que nous vivons maintenant à l’échelle globale depuis 2008. Ce qu’il serait intéressant de faire (il y a-t-il des économistes dans la salle?), ce serait se comparer les impacts de la crise actuelle sur le Japon, pour voir si « sa » crise a pu lui servir de « déversoir »  et amortir l’onde de choc qui allait advenir…

  1. Voir l’analyse historique, très complète, réalisée par le Sénat français []
  2. partagées par toute la zone Asie-Pacifique []
  3. malgré, semble-t-il, de faibles signes de reprise économique []
août 022010

Tout le monde connaît le Sumo, ce sport de lutte japonais qui voit s’affronter des lutteurs de gabarit… très imposant. Ce que l’on sait moins, en revanche, c’est que la même discipline existe pour ce qui concerne les taureaux. On appelle cela le « Togyu« , ou également le ushi-zumo or Bull sumo. C’est une sorte de corrida sauf que, à la place du matador, on trouve: un autre taureau fou furieux!

À noter: initié par des fermiers de la province d’Okinawa, ce jeu est devenu une compétition très courue, à l’occasion de laquelle les bestiaux les plus légers entrent en scène avant les plus lourds. Les protagonistes sont entourés de leurs maîtres respectifs, qui veillent au bon déroulement du combat et tentent d’éviter les blessures ou les mauvais coups.

août 012010

Votre serviteur aura l’occasion d’effectuer son premier voyage en Asie d’ici la fin de ce mois, plus précisément au pays du Soleil Levant, le Japon (décalage horaire: +7, quand même!).

L’occasion bien entendu rêvée de vous livrer quelques informations, anecdotes et puis, une fois sur place, impressions et observations diverses. Bref, une excellente opportunité de se distraire des éternelles préformations, explorations, facilitations, abnégations, n’importequoitation dont notre Royaume n’est que trop coutumier.

Alors, bouclez vos ceintures: en route pour un voyage où se mêleront sans vergogne high-tech et tradition…

juil 152010

La roupie indienne, soit la monnaie d’un géant économique, n’avait pas de symbole officiel, tel que les très connus $, €, ¥ ou £.

Au terme d’un concours, voilà qui est réparé, peut-on apprendre dans Le Soir. La roupie indienne aura son symbole. Curieusement, Le Soir ne publie pas ledit symbole, pas plus d’ailleurs qu’aucun de ses confrères de la presse francophone, pour le moment.

Qu’à cela ne tienne, le voici publié sur Périscope :-)

Selon son concepteur, et je le rejoins, c’est un très beau mix d’alphabet occidental et indien!

juil 142010

Le secret de Paul le Poulpe éventé:

juil 132010

La Commission européenne, suite à une décision qui laissait présager un revirement de politique, vient d’autoriser une procédure très nettement simplifiée de mise sur le marché d’OGM (organismes génétiquement modifiés).

Les faits: la procédure jusqu’ici bloquait, de fait, de telles autorisations; cette procédure avait été adoptée sous la pression des opinions publiques, majoritairement hostiles aux OGM; certains États, dont l’Allemagne, rongeaient leur frein pour pouvoir se lancer à corps perdu dans ce business; la Commission a attendu le milieu des vacances, en plein juillet, pour prendre cette décision; décision qui est, dans ce cas-ci, une décision de principe (plutôt qu’une décision ponctuelle, comme précédemment), qui vise à vider le problème une fois pour toutes.

L’opinion: l’Europe technocrate qui gouverne à contre-sens des opinions publiques était au bord du gouffre, et vient de faire un grand pas en avant. L’Europe est paradoxale, car ses institutions fonctionnent pour l’ensemble de manière démocratique et transparente. Cela dit, cela ne l’empêche pas de poursuivre des objectifs dont il est permis de douter qu’il soient conformes à l’intérêt général. Démonstration avec les OGM.

À qui profite les OGM?

Aux peuples? L’Europe, avec sa politique agricole, est très largement souveraine alimentairement. Plus personne, en Europe, ne meurt de faim. Il n’y a ni pertinence, ni intérêt à mettre des OGM sur le marché. Pour le reste du monde, qui n’a pas toujours la chance de se nourrir convenablement? Nous produisons des surplus agricoles que l’on pourrait distribuer gratuitement au lieu de les jeter, nous pourrions cesser de dévaster leurs cultures pour faire pousser notre café, notre coton et nos carburants. Au surplus, nous pourrions également verser les millions d’Euros injectés dans la recherche et développement des OGM et autres biotechnologies. Soyons sérieux: les OGM ne profitent pas au peuple, du moins pas intrinsèquement, pas directement.

À qui, alors? Le développement et la mise sur le marché d’OGM est supposé avoir un bénéfice indirect: stimuler la croissance économique et, de ce fait, la création d’emplois. Comment cela fonctionne-t-il? Des consortiums industriels, des partenariats public-privé sont mis en place. Le cas échéant, l’Etat subside (assez grassement) la R&D. Des centaines de chercheurs sont employés, développent un produit qui est commercialisé et rapporte des sous à l’entreprise, qui va engager davantage, et puis contribuer à augmenter le Produit national brut.

Où est le problème? Comme je viens de le mentionner, ces bénéfices indirects reposent sur deux hypothèses causales: 1) les OGM vont amener de la croissance et 2) la croissance est bénéfique pour l’emploi. Ces deux hypothèses se suivent et la « 2) » ne peut s’envisager si la « 1) » n’est pas respectée, dans ce raisonnement. L’Etat, à court d’alternatives politiques, veut y croire dur comme fer.

Sans même prolonger de beaucoup le raisonnement, on peut à tout le moins constater avec moi l’absence de bénéfices directs et la fragilité du fil de raisonnement qui conduit à d’hypothétiques bénéfices indirects. En attendant, les entreprises se sont mis les subsides étatiques dans la poche et encaissent les seuls fruits directs de la mise sur le marché d’OGM, de l’argent sonnant et trébuchant.

Et je ne parle même pas des rapports de force inégalitaires instaurés entre le Nord et le Sud, ni de la mise sous pression des Etats européens qui, dorénavant, voudront maintenir une ligne dure en la matière, ni encore des effets potentiels des OGM sur l’environnement ou la santé humaine. Bref, la Commission vient de faire montre d’une belle obtusion d’esprit, avec une décision stupide et adoptée en stoemeling. C’est pas joli-joli et, pour donner mon sentiment, parfaitement contre-productif à terme. En faisant la part belle aux intérêts catégoriels, comment voulez-vous doter la Commission d’un semblant de rôle de garante de l’intérêt général, de légitimité démocratique?