Alice au Pays des Merveilles, version originale sous-titrée, en 3D, vient d’être admis au titre de Bon Divertissement décerné par moi-même, avec la plus grande satisfaction.
On ne va pas bouder son plaisir : le film se laisse regarder, les effets visuels sont sympas, l’univers est burtonien (on le sent tiraillé entre ses pulsions sombres et gothiques et un univers de conte de fées – le mélange des genres n’est pas toujours réussi), c’est gentil et bien tissé, comme trame.
En revanche, n’allez pas voir ce film si vous cherchez du fond, un contenu solide et quelque chose d’un peu moins banal qu’un film (très) grand public. On se trouve alors aux antipodes de l’oeuvre originale de L. Carroll, très malicieux, où Alice fait preuve d’une ingénuité savoureuse mais d’une grande profondeur de caractère, à l’occasion.
Mettons en lumière deux cas similaires et, pourtant, fondamentalement différent, portant sur la mise à l’écran d’affaires judiciaires qui ont défrayé la chronique.

En France, un film sera réalisé sur l’affaire d’Outreau (voir ici). Scandale judiciaire comme on n’en fait plus, sur fond d’histoires de pédophilie, ce procès se sera égrené au long d’une saga rocambolesque, aux propriétés destructrices aussi bien pour l’appareil judiciaire que pour l’idée de la démocratie et de l’État de droit qu’il incarne. Ce film aura pour base le témoignage d’une victime d’erreurs de procédure lourdes, qui persisteront longtemps. Intitulé « Présumé coupable », il abordera la question de la présomption d’innocence, un droit fondamental de toute justice digne de ce nom. Ce droit est actuellement mis à mal de toute part, à cause notamment de la pression médiatique, mais également par des voies détournées, plus insidieuses, telles que l’explosion du nombre de gardes à vue en France (1). L’écueil, on le pressent, consiste à se vautrer dans un fait divers hors-du-commun, très choquant, et de se complaire à raconter les misères des victimes, sur un de pitié dégoulinante.
Or, en Belgique, la Ministre de la culture de la Communauté française, Fadila Laanan, se propose – à son corps défendant (2) – de financer un projet de long-métrage portant sur l’ »affaire Lhermitte ». Le problème est le suivant: ladite affaire, aussi tragique et choquante soit-elle, n’est qu’un acte isolé, accompli par une personne souffrant de problèmes psychiatriques graves et manifestes. C’est un fait divers – indépendamment, je le répète, de sa gravité extrême. L’alternative, pour le cinéaste Joachim Lafosse, me semble donc limpide.
Tout d’abord, il peut traiter ce sujet pour ce qu’il est, c’est-à-dire un simple fait divers. Il choque le spectateur, provoque une émotion, étale les troubles de Mme Lhermitte au grand jour. L’intérêt pour la société d’un tel film serait nul, et il ne pourrait susciter qu’une sensation de choc, aussi morbide que malsaine. Osons donc croire qu’il optera pour l’autre option, qui consiste à élargir le propos du film, à embrasser l’idée que cette affaire de meurtre sordide est en réalité un fait de société, qui nous concerne tout un chacun; que l’on peut sortir grandi d’une réflexion sur cette atrocité. La case inévitable, dans ce cas, le point de passage obligé, c’est l’explication des troubles psychiatriques de Mme Lhermitte. Forcément, il faudra alors sortir la grosse louche, nous montrer la pression invivable qu’elle subissait, son enfance malheureuse dans un contexte sans doute dramatique, la fermeture de toutes les pistes devant cette dame désemparée, de toutes les opportunités, le désespoir sombre qui l’a conduit à commettre l’irréparable.
J’ai beau réfléchir, je ne vois pas comment une interprétation convaincante de ce cas psychiatrique lourd, extrême, de nature exceptionnelle, pourra être donnée. Relier ce crime à une société éprouvante, écrasante ou excluante, c’est postuler la généralité de ce cas de figure particulier, c’est assumer que d’autres bourreaux potentiels sont « fabriqués » par notre mode de vivre-ensemble. C’est adopter une posture forcément paternalisante et déterministe, dans lequel l’individu est si contraint par les structures sociales qui l’environnent qu’il ne considère plus d’autre issue que d’assassiner, purement et simplement, toute sa progéniture. Cette interprétation me semble difficile à éviter et, pourtant, inacceptable.
Voilà deux mises à l’écran de deux affaires judiciaires différentes qui, sous les apparences, conduiront à deux projets cinématographiques distincts. À titre personnel, je tiens à objecter fermement quant à l’octroi de deniers publics pour la réalisation du film sur l’affaire Lhermitte. Selon moi, le sujet dont il traite relève du plus strict fait divers et ne se prête en aucun cas à un film à portée sociétale.
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(1) Qui, quoique légitimes au regard de la présomption d’innocence, se sont muées en une forme de sanction per se: c’est le recours systématique à l’incarcération temporaire à des fins d’instruction qui est ici mis en cause, lorsque ces instructions n’aboutissent pas, ne sont pas conduites ou concernent des délits mineurs.
(2) La Ministre déclarait à la RTBF, lors de l’émission Intermédias, se contenter de suivre l’avis de la Commission chargée de statuer sur les projets de films, tout en trouvant le projet dont question ici « prématuré »; elle dit notamment comprendre l’opposition du père survivant de la famille.
La journée mondiale des femmes, c’est fini. C’était hier.
Impossible de passer à côté. Cette année, les journaux avaient fait le plein du beau sexe. Les hommages se sont multipliés, de vieilles controverses ont été relancées. « Enfin, l’émancipation! » versus la fracture du féminisme. Sans compter les inégalités persistantes, dénoncées. À la télévision, les émissions spéciales ont abondé.
Voilà, maintenant, c’est fini.
Femmes, je vous le dis solennellement: votre journée de gloire annuelle est révolue. Et les 364 journées traditionnelles recommencent de plus belle. Le voile de pudeur aura été jeté sur les inégalités. Les problèmes auront été pointés du doigt, dans une grande catharsis collective, avant d’être remisés sous le boisseau. Rendons-nous à l’évidence: après toute cette agitation médiatique, la journée mondiale de la femme n’a déjà plus les faveurs des « Unes », ce matin. Ainsi tourne la roue… L’ONU, qui organise cette journée internationale, est tellement pressée d’en finir qu’elle n’a même pas annoncé l’événement sur le site officiel (fr).
Voilà pourquoi je suggère un renversement de paradigme et l’organisation d’une journée mondiale des hommes. Loin des poncifs de la discrimination positive, qui conduit à remiser les femmes aux côtés des gauchers, de l’autisme, des droits d’auteurs, des enfants disparus, j’en passe et des meilleurs, organiser une journée mondiale des hommes reviendrait à remettre, de facto, les clés de la maison à toutes celles qui en ont été trop longtemps privées, pendant le reste de l’année.
Plus de la moitié de l’humanité mérite mieux que ça.
Voici un extrait tout à fait fascinant d’une interview donnée par Simenon en décembre 1975. Il y raconte l’expérience avant-gardiste – malheureusement avortée – de l’écriture d’un roman dans une cage de verre. Une tentative lourde de sens à l’heure de la transparence absolue érigée en mot d’ordre généralisé.
Cette aventure fait écho à celle que s’apprête aujourd’hui à vivre l’écrivain liégeois, Nicolas Ancion.
Merle m’a proposé cinquante mille francs de l’époque pour écrire en trois jours et trois nuits un roman, enfermé dans une cage de verre. Qui devait être installée sur la plate-forme du Moulin Rouge, de sorte que je reste jour et nuit sous les yeux du public.
Voici les conditions du contrat : je devais écrire le roman avec la collaboration du public, proposer une douzaine de personnages parmi lesquels le public en choisirait trois, donner une dizaine de titres parmi lesquels le public en prendrait un et écrire sous les yeux du public. Il y avait un petit problème : on ne devait jamais me quitter des yeux, pour éviter que je ne triche, mais un romancier, lui aussi, a des besoins intimes. Un architecte avait trouvé la solution et la cage de verre a été commandée à une maison de la rue de Paradis. Mais Paris-matinal a fait faillite avant que la cage de verre ne soit finie.
Ce qui n’a pas empêché quantité de gens de croire que je l’ai réellement fait. Certains l’ont écrit. D’autres ont juré m’avoir vu dans la cage. Si c’était vrai, je le dirais aussi bien. Ç’aurait été pour moi très facile puisque j’écrivais régulièrement un roman en deux jours et demi.
Via Post-it littéraire @NicolasAncion
Merle m’a proposé cinquante mille francs de l’époque pour écrire en trois jours et trois nuits un roman, enfermé dans une cage de verre. Qui devait être installée sur la plate-forme du Moulin Rouge, de sorte que je reste jour et nuit sous les yeux du public.Voici les conditions du contrat : je devais écrire le roman avec la collaboration du public, proposer une douzaine de personnages parmi lesquels le public en choisirait trois, donner une dizaine de titres parmi lesquels le public en prendrait un et écrire sous les yeux du public. Il y avait un petit problème : on ne devait jamais me quitter des yeux, pour éviter que je ne triche, mais un romancier, lui aussi, a des besoins intimes. Un architecte avait trouvé la solution et la cage de verre a été commandée à une maison de la rue de Paradis. Mais Paris-matinal a fait faillite avant que la cage de verre ne soit finie.Ce qui n’a pas empêché quantité de gens de croire que je l’ai réellement fait. Certains l’ont écrit. D’autres ont juré m’avoir vu dans la cage. Si c’était vrai, je le dirais aussi bien. Ç’aurait été pour moi très facile puisque j’écrivais régulièrement un roman en deux jours et demi
Elio di Rupo est auditionné en ce moment même par la Commission chargée de désigner la ville qui sera Capitale européenne de la culture en 2015. On ne va pas revenir sur l’historique de cette désignation, car c’est bien d’une désignation et non pas d’une élection qu’il s’agit. Toute velléité de concurrence a été soigneusement tuée dans l’oeuf.
Sur son blog, Elio di Rupo dit se sentir un peu « comme un étudiant », plein d’appréhension à l’idée de présenter son dossier qu’il juge « de grande qualité », ce dont je ne doute pas un seul instant. La culture à Mons, et le Manège en particulier, ont la chance d’être copieusement arrosés de subsides dans un secteur où le manque de moyens est si criant pour l’essentiel des acteurs.
Tout est si bien cadenassé qu’il est un peu facile de faire état d’un stress, fantoche en tout état de cause puisque l’issue de cette audition ne fait pas l’ombre d’un doute. Lorsque M. di Rupo affirme que « tout plaide pour Mons » et que « tout se joue maintenant », j’ai bien envie de lui rétorquer que, bien davantage, « tout l’exige » et « rien n’est plus à jouer ».
Alors, trêve de fausse modestie. Que Mons 2015 se déroule pour le mieux, c’est tout ce que je peux souhaiter, mais de grâce, évitons un triomphalisme de mauvais aloi. « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ».
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Update 18h: c’est officiel, Le Soir (via AFP) confirme que le choix politique de Mons 2015 a bien été entériné par la Commission. Pour info.
Le roi de la pop est mort… le même jour que Farrah Fawcett.
Décidément, les époques meurent les unes après les autres.
Les ’70 et les ’80 trépassent à un rythme d’autant plus effrayant pour moi, qui suis des ’90. Gasp!
Sérieusement, ça me fait comme un petit choc. J’ai toujours été triste de voir le triste pantin que Michael Jackson était devenu, victime d’un star-system extrêmement oppressant. J’ai toujours espéré en mon for intérieur qu’il arriverait un jour à reprendre le dessus… Ce fut un long et triste déclin.
Michael Jackson est mort – lesoir.be.
Confirmé par la CNN.
La croisade populiste contre cette jeune députée qui n’a pas encore eu le moindre mot à dire au sein d’un hémicycle me fait vomir.
Quelqu’en soient les aboutissements (ou les impasses), l’image publique de la députée Özdemir, élue aussi démocratiquement que le permet notre système particratique, en sortira écornée. Cette agitation est parfaitement nauséabonde.
Nous vivons dans un régime des cultes tolérant et pluraliste – c’est une de ses principales caractéristiques – et la régression prônée par les ayatollahs d’un laïcisme débridé a de quoi laisser pantois.
A bon entendeur…
Plainte contre la députée Özdemir pour négationnisme – lesoir.be.
NB : quant au so-called « Comité de Vigilance Citoyenne », je ne sais pas ce qu’il cherche, mais si c’est à détruire le peu de crédibilité qu’aurait pu lui laisser le bénéfice du doute, c’est plutôt réussi. Qu’on m’explique à nouveau, s’il vous plaît, l’objet social de ce CVC, mis à part quelques interventions populistes de bas-étage! Quel est le but de leur intervention? Témoignent-ils de leur disponibilité pour le Grand Soir, lorsque se fera sentir le besoin d’engager une milice privée pour lutter contre les barbus?
En Arizona, la chaleur devient étouffante. Les 40° sont atteints plus souvent qu’à leur tour et des records sont atteints par rapport aux normales saisonnières.
Partout, la climatisation apporte – à grands renforts énergétiques – un air et une fraîcheur dont le climat, aride et désertique, est parfaitement dépourvu.
Cette chaleur est éventuellement dangereuse. Il faut s’hydrater énormément et limiter drastiquement ses expositions au soleil. Cela pose problème pour les personnes sans-abri. Ici, l’hiver n’est pas craint : les températures y culminent à des hauteurs équivalentes à celles de notre été.
En revanche, l’été ici présente des dangers pour les personnes dépourvue d’un toit ou d’un abri. Des hordes de sans-abri, la plupart imbibés d’alcool ou de drogues, trouvent refuge dans les « Orbit », un système de navettes de voisinage, qui présentent l’avantage d’être à la fois gratuites et climatisées. Ils sillonnent la ville pendant tout le jour et bénéficient, l’espace d’un trajet, d’un bon bol d’air frais…
- Orbit un jour d’orage
Les fidèles lecteurs savent que je passe plusieurs mois en Arizona, dans le cadre d’un séjour de recherche.
Cette semaine, je suis de retour pour un passage éclair en Belgique, après quatre mois aux États-Unis. Trois événement marquants depuis mon atterrissage, hier matin :
- la pluie, l’averse, la drache, denrée rare voire inexistante à Phoenix, au milieu du désert, où les températures atteignent aisément les 40° centigrades ces dernières semaines ; comprenons-nous bien, je n’aurais jamais imaginé que la bonne pluie bien fraîche pourrait me manquer autant, ainsi que les flots de verdure luxuriante et riche qui en résultent!
- la démission d’un ministre régional, Didier Donfut – témoignage, si besoin en était, que les abîmes de médiocrité de cette campagne électorale, que je percevais sans mal de l’autre bout du monde, ne se sont pas soudainement résorbés ; dire que, aujourd’hui même, Barack Obama venait donner un speech à l’University où j’étudie… et que je ne suis pas là!
- surtout, surtout, la bonne vieille grève des bus à Liège : à force de bénéficier de services publics impeccables, de navettes gratuites, de transports en communs intermodaux (tous les bus et shuttles incluent un porte-vélo et beaucoup sont connectés au tram), on finirait par oublier qu’il existe une chose telle que la grève sauvage.
Précisons d’emblée, à l’heure de donner ma modeste opinion sur le dernier album de Ghinzu, que je ne puis en aucun cas être objectif : je suis grand fan de Ghinzu devant l’Éternel.

Tout commence un beau jour de septembre 2001, au Ward’In Rock festival, petite organisation musicale (qui devient grande, petit à petit) à laquelle j’assiste avec mon frère. Je ne sais plus qui nous étions alors venus voir.
Ce que je sais, c’est qu’à un moment, entre chien et loup, le silence se fit sur la modeste plaine ardennaise. Lentement, majestueusement, la marche impériale de Star Wars retentit dans l’air en voie d’hibernation. D’étrangers bonshommes survinrent sur cet hymne, au gré d’une étrange chorégraphie, mélange de Charleston et de « We Will Rock You » (magnifiques pas de crabe, rythmé de deux tapes sur les cuisses, suivie d’une tape des deux mains, au-dessus de la tête). Tout y était : les costumes, les perruques, la puissance scénique, déjà. Le reste n’est plus que sensations confuses : abandon, force, élégance, extase, explosion, atmosphères.
Leur premier cd, « Electronic Jacuzzi », devait tourner en boucle sur ma première chaîne hi-fi, du temps où celle-ci vivait encore, paix à son âme. Difficile pour moi de concevoir comment leur second album pourrait davantage me transporter, et pourtant il le fit : ce fut ma seconde expérience. Je me rappelle très bien de ce voyage en train Liège-Bruxelles, en 2004. J’avais acheté – fébrilement – le bien-nommé « Blow » environ 48h au préalable, le jour de sa sortie. Sans motif rationnel, j’avais ajourné son écoute jusqu’à ce trajet en train. Soyons succinct : je puis affirmer que, cette fois-là, le voyage fut double. L’explosion eut lieu.
Alors, quid de ce Mirror Mirror flambant neuf? Au risque de décevoir le lecteur, pas ici de transe mystique ou d’expérience transcendante. D’abord, une légère déroute : it’s the end of Ghinzu as I knew it. Manifestement, si je ne suis plus l’adolescent enflammé de jadis, le groupe a aussi grandi en maturité et pris du gallon. Dès lors, Mirror Mirror est un album qui se caractérise avant tout par sa complexité, là où les précédentes créations du groupe rivalisaient d’harmonie et de simplicité.
Les écoutes se succédant, je réalise progressivement à quel degré cet album est complexe. Tout y tourne autour d’une extrême polarité. Je renvoie sur ce point à l’excellente chronique (une fois n’est pas coutume) de l’album publiée dans les Inrocks, elle-même inspirée par l’interview du chanteur. La polarité s’exprime musicalement, bien sûr, entre des ballades plus ou moins apaisées et de véritables prestations supersoniques, mais également à de multiples autres niveaux : les lyrics, les ambiances, les sentiments. On passe de la brutalité revendiquée d’un Kill the surfers aux interrogations existentielles qui sous-tendent Mother Allegra ; on transite par l’instrumentalisation impeccable de la plage titulaire, Mirror Mirror, et de sa longue montée en puissance, avant de goûter aux ambiances chamarrées – et finalement incroyablement puissantes – de This war is silent.
La ligne directrice est indubitablement cette énergie capturée à l’état brut, ce grand larsen vibrant qui foudroie l’album de part en part.
Notons pour finir que la preuve ultime que Ghinzu, à l’aide de son album produit dans l’acier, va trancher des têtes cet été : le groupe se paye le luxe, avec Je t’attendrai, d’écrire le seul rock en français qui fera succomber tous les frenchies lovers qui n’avaient plus rien à se mettre sous la dent depuis Françoise Hardy (soyons généreux, s’agissant de rock, et disons depuis Noir Désir). Un grand coup de chapeau.
You know the Lord, now… It’s going to be fun!



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