mar 302010

deontologie

Vous avez remarqué l’opération de retour en grâce de Michel Daerden? Ce week-end, campagne médiatique aux petits oignons, confessions médiatiques par-ci, Livre vert sur les Pensions par là. Un président qui couvre son ministre sur les plateaux télé et proclame à qui veut l’entendre qu’en tout état de cause il n’y aura pas de démission, qu’il faut attendre la fin de la procédure en justice, de l’éventuel appel, etc.

Tiens, et le comité de déontologie du PS?

Hé bien, il a déjà statué sur le cas Daerden, et c’est un scoop Périscope. Ce sont des gens sérieux, le comité de déontologie. Ils ont examiné le dossier avec attention. Ils ont passé les chiffres à la loupe: « ha, ouais, 60.0001, quand même »… « Houlàlà, c’est du 4 à 5 %, du gros calibre2 », « Rhôô, dis, un fameux numéro 6… »3, etc.

Il a vite compris, le comité de déontologie électorale, qu’on ne foulait pas du pied une pointure populiste comme Michel Daerden. Il a bien saisi qu’il allait remiser ses conclusions au placard, pour une durée indéterminée. Après l’offensive « On lave plus blanc que blanc » concernant Michel Daerden, on voit que le PS opère une courbe rentrante et on se dit que le comité de déontologie sera forcément fantoche. On finira bien par « laisser la justice faire son travail »…

Évidemment, on jugera sur pièce. En attendant, plus que jamais, l’opération de communication du week-end fait planer des doutes sur la sincérité et l’étendue des prérogatives du comité de déontologie.

  1. voix aux prochaines élections -

    projection []

  2. en moins pour le PS sans un poids lourd électoral comme Daerden – projection []
  3. en position au baromètre politique des personnalités préférés en Wallonie []
mar 052010

Ras le bol des transports en commun. Ca prend des heures, ça n’avance pas, les gens puent. Dorénavant, j’écrirai mes billets même dans les trains bondés ou les bus qui ont des reflux de pétrole.

NB: vous aurez compris, je teste le blogging offline proposé par ecto.

via Franc belge.

nov 162009

Chères toutes, chers tous,

D’humeur badine en ce mois de novembre, je me reprends à venir flâner sur l’interface d’administration de Périscope. L’hiver approche, après tout. Ce n’est plus l’Arizona, par ici. Les frimats m’attisent le bout des orteils, et me poussent vers la réconfortante chaleur de mon processeur.

Premièrement, une surprise, et de taille: vous êtes toujours là, vous mes chers lecteurs. Toujours là et sans doute plus que jamais. Malgré les soucis techniques, malgré les billets un peu chaotiques en provenance d’Arizona, malgré de longs mois de silence. Les visites battent relativement leur plein, en fait, et vous êtes toujours nombreux à être abonnés.

Voilà qui est plaisant.

Deuxièmement, quel avenir pour Périscope? L’option est claire; soit persévérer dans ligne éditorial un peu foutraque qui a plutôt réussi jusqu’à présent. Soit se ranger aux principes du web marketing et du journalisme 2.0., autrement dit « do what you do best, link to the rest« . C’est pas nouveau, au demeurant. Cet adage n’est jamais qu’une actualisation du « Connais-toi toi-même » de Socrate, n’est-ce pas?

Alors, pour la suite de ce blog, pourquoi ne pas me concentrer sur ce que je connais, et ce que je sais faire de mieux? Je suis actuellement doctorant à l’Université de Liège. L’idée serait d’exploiter pleinement ce statut en partageant des informations cruciales pour nos sociétés, mais qui se dévoilent hors des sentiers battus des médias grand public, et en les dotant d’une perspective et d’une analyse propres.

Périscope, à l’avenir, ce serait un peu moins de billets qu’à la grande époque, mais ça parlerait, sur un ton badin, de sujets importants: les nouvelles technologies, leur rôle dans la société, les facettes amusants de la science fiction, les risques modernes issus du développement technologique, j’en passe et des meilleures. Le ton serait résolument ouvert et accessible, et propice à stimuler le débat. Et puis, ce serait complémentaire à mes activités professionnelles et à d’autres projets dont je vous reparlerai sous peu.

Alors, chiche? On s’embarque pour le grand incendie?

mai 262009

Je suis étonné que l’axe de campagne principal défendu par les socialistes soit le changement. Ils ont fait de la rupture au modèle socio-économique dominant leur thème majeur pour les prochaines élections, suivant en cela la mode outre-Atlantique, voire même outre-Quiévrain. Ils dénoncent les dérives du modèle économique et financier qui a conduit à la crise.

Bien évidemment, cet argumentaire ne tient pas la route une seule seconde si l’on examine la composition des gouvernements régional, communautaire et fédéral successifs : le PS est une composante dominante de notre paysage politique depuis un bon bout de temps.

C’est certainement une analyse rudimentaire et une question tout aussi naïve : pourquoi les adversaires politiques ne mettent-ils pas cette contradiction en avant, et pourquoi le PS s’obstine-t-il à promettre un changement que, selon toute évidence, il peine à incarner?

avr 222009

Décidément, la pilule a du mal a passer. Je lis dans Le Soir de ce jour, sous la plume de Pierre Bouillon, cette formulation qui a manqué de me faire avaler mon café de l’après-midi de travers, tant elle cumule les amalgames que je dénonce sur ce blog : « Quelques jours après la pitoyable mission en Californie ».

Je regrette, mais lorsque l’on parle de « la pitoyable mission en Californie », c’est un mensonge et du populisme ;

1) C’est un mensonge car la mission de dix jours passait également en Nouveau-Mexique et en Arizona, lesquels États, convenons-en, sont nettement moins sympathiques : dès lors, limiter ce voyage à la Californie est un mensonge ou à tout le moins une contre-vérité ;

2) Cette mission n’est bien évidemment pas « pitoyable » en soi, ce sont certaines des conditions financières (limitées) dans lesquelles cette mission s’est déroulée qui sont – au plus – susceptibles de faire l’objet de ce jugement de valeur. Dès lors, dénoncer par amalgame l’ensemble de la mission et de ses résultats comme pitoyables, messieurs du Soir, c’est du populisme.

Le résultat de tout cela est que l’ensemble des partis se sont accordés sur un règlement concernant les voyages parlementaires, ce qui est globalement une bonne chose ; mieux vaut avoir un cadre de référence partagé par tous. En particulier, je trouve que « l’ajout Ecolo » fait sens (train en deçà de 800 km et fonds de compensation CO2 pour les trajets en avion).

Toutefois, on peut déplorer cette regrettable manie de vouloir laver plus blanc que blanc à une encablure d’élections et de céder le pas à une malsaine pression médiatique en avalisant, sans autre forme de procès, la couleuvre de l’ignominie supposée de cette délégation parlementaire.

UPDATE : à lire cet intéressant point de vue d’Henri Goldman, sur son blog, selon lequel ce voyage est un témoin d’une glissade vers les barreaux 2 ou 3 de « l’échelle de Richter » de la petite corruption. Inutile de préciser que je suis bien plus que d’accord avec ces maux qu’il dénonce, et qui me semble peu ou mal représentés dans l’affaire de ce voyage (même si le point 2 me paraît discutable au nom de l’expérience et de la connaissance du fonctionnement des rouages complexes de la démocratie) :

Un : personne ne peut cumuler plusieurs mandats s’ils requièrent plus qu’un temps plein pour les exercer tous. Deux : personne ne peut exercer plus de deux fois de suite un mandat politique à temps plein, pour conserver intacte sa motivation et sa créativité, et aussi pour éviter la cristallisation d’une caste coupée de la société. Trois : les revenus cumulés de tout mandataire doivent être proportionnés à ceux de la fonction publique, pour des responsabilités et des charges de travail similaires, même s’il faut sérieusement tenir compte de la précarité de la fonction élective.

fév 122009

Chère lectrice, cher lecteur,

Dès à présent, tu pourras lire au quotidien (ou presque) le roadbook de mes pérégrinations outre-Atlantique, plus précisément à Tempe, Phoenix et environs. Sur ce blog.

Le ton, je l’ai annoncé par ailleurs, sera forcément différent, plus personnel, plus spontané, plus intuitif. Un vrai blog, quoi!

Petit mode d’emploi

Ayant pris le parti d’illustrer mon roadbook aussi richement que possible, je m’amuse à lui donner forme et mise en page. Le but est de le rendre aussi agréable et fluide à lire que possible. Pour ce faire, j’utilise le format iPaper développé par Scribd. Première chose à dire : cliquer sur le nom du fichier, publié sur chaque article différent, permet d’avoir accès à beaucoup plus d’options, par exemple pour partager le billet sur facebook, l’afficher en plus grand, le télécharger, etc.image-3

Il t’est loisible d’agrandir la taille des caractères (le petit « + ») sur la barre, de naviguer d’une page à l’autre (flèche vers droite pour « page suivante », flèche vers la gauche pour « page précédente », petite mosaïque pour aller directement sur la page de votre choix).

Très important : le petit « écran » schématisé, en haut à droite, permet d’afficher le papier en plein écran, ce qui est très pratique pour une lecture confortable.

Enfin, le menu « iPaper » vous permet de partager au maximum une réflexion qui vous a plu, par email, par un code intégrable sur n’importe quel site ou blog, ou encore de l’imprimer.

Les catégories de Périscope, telles que je les ai employées depuis le début (économie, politique, culture, environnement, mobilité, médias, Liège, grand bazar, intendance), seront sensiblement blurred et la plupart des billets seront étiquettés, pour la postérité, de la catégorie « Arizona », sauf lorsqu’une autre catégorie s’impose avec évidence. Ce qui ne sera pas toujours le cas, le principe étant précisément de mêler intimement réflexions politique, économique, sociale ou environnementale au quotidien vécu par Anne et moi.

fév 122009

Ils ont été longs, longs, longs et pénibles, mes déboires avec wordpress 2.7.

Une mise à jour technique effectuée dans la précipitation, sans procéder aux étapes de sécurité recommandées (sauvegardes, désactivations), m’a valu une longue galère informatique dont il semble que j’aperçoive enfin le bout du tunnel.

J’apprends aujourd’hui que, selon le site stupidocratie, ce comportement (éviter les précautions d’usage pour la mise à jour) revient, en termes de risque, à – je cite – « avoir des relations sexuelles sans capote avec une pute shootée au crack ». Bref, ce blog a eu sa longue MST à l’issue – croisons les doigts – définitivement favorable!

Ce n’est pas grâce à moi, précisons-le d’emblée. Mes maigres compétences informatiques se sont trouvées débordées sur leur flanc droit. WordPress 2.7. était manifestement un outil déficitaire et n’a jamais présenté la même fluidité ni la même facilité que toutes les versions antérieures (qui ne m’ont jamais posé le moindre problème). J’ai mal réagi, débordé, pas le temps, actes intempestifs.

Je dois ici exprimer ma plus vive gratitude et mes sincères et entiers remerciements à Xavier pour son aide infiniment précieuse! Je lui dédicace d’ailleurs ce billet (ça lui fera une belle jambe :-) .

Anyway.

Tout semble rentré dans l’ordre, j’ai retrouvé l’ensemble de mes billets amputés de leurs illustrations (peut-être ferais-je un vaste nettoyage…).

Et j’espère maintenant que Périscope pourra prendre le long awaited new démarrage dont il a tant besoin.

Chère lectrice, cher lecteur, merci de ta fidélité et en route pour le road movie de Périscope en Arizona!

jan 142009

Cher lectrice, cher lecteur,

Périscope renaît de ses cendres, tel un Phoenix… à Phoenix ! Les lecteurs les plus avertis le savent déjà : votre serviteur, le modeste auteur de votre blog préféré, a physiquement migré vers la ville de Phoenix, plus précisément l’agglomération de Tempe, Arizona, USA.

Avec Anne, nous y sommes jusqu’à la fin juin, en ce qui me concerne à l’occasion d’un séjour de recherches au Center for Nanotechnology in Society, à l’Arizona State University. Anne, quant à elle, travaillera en partenariat avec l’Arizona Historical Society, vaste musée de société américain orienté sur le XX° siècle.

L’occasion pour Périscope de faire une parenthèse et de fonctionner sur un mode totalement différent. Il s’agira dorénavant, et jusqu’à la fin juin, de partager avec vous mes observations, commentaires et réflexions (si possible, images à l’appui) sur la vie américaine telle que je la vois et telle que je la vis, ici.

Les billets seront plus courts, moins réfléchis, plus anecdotiques… Bref, un vrai blog, quoi! Pour l’occasion, Périscope a été renommé « Périscope in Arizona » et s’est paré des couleurs arides d’un désert rougeoyant. Enjoy!

{NB: détail technique : je dispose d’écrits depuis le 14 janvier, qui seront postés au fur et à mesure dans les jours à venir de manière rétrodatée, pour compléter petit à petit avant de reprendre le train en marche!}

jan 122009

Périscope a retrouvé ses textes, à peu de choses près, mais pas ses images. Le site web a besoin d’un bon coup de toilettage et d’une petite remise en ordre et j’ai moi-même besoin de temps disponible pour ça, ce qui signifie pas tout de suite.

Périscope se met donc en congé jusqu’à la fin du mois, promet de nombreuses et belles surprises pour l’avenir et vous souhaite bonnes lectures à gauche et à droite d’ici là!

jan 112009

Il neige… Il neige sur Liège…

Une neige abondante, soyeuse, qui recouvre implacablement toitures et maisons, routes et trottoirs, artères et impasses.

Qu’il est bon, un matin, un matin seulement, de s’abandonner à la contemplation de sa ville couverte d’un voile immaculé ! Le spectacle est si rare, l’âpreté de la chute si prononcée !

Que tombe la neige, dans une lente harmonie, et c’est la ville qui ralentit.

La neige, de ses flocons glacés, parasite le script productiviste, enraye la machine à métro-boulot-dodo, foie gras-champagne-soldes. Que tombe la neige et ce sont les voitures qui ralentissent, patinent, les camions qui turbinent à vide, ce sont les travailleurs qui s’octroient qui une journée de congé, qui un petit retard, ce sont les clients qui se font rares, c’est la ville qui respire. Un peu.

Bien sûr, à elle seule, la neige ne suffit pas à congeler une cité bien trop ardente pour ça.

Mais c’est un bon début. Et une harmonie bienvenue.