avr 092009

Les parlementaires du Parlement wallon se trouvent actuellement en Arizona, dans le cadre de leur voyage aux États-Unis, passant par le Nouveau Mexique, l’Arizona et la Californie. Ils viennent de passer deux jours et demie (et deux nuits) à Scottsdale, qui est la banlieue cossue (la destination de villégiature privilégiée) de l’agglomération de Phoenix (qui compte pas moins de 4 millions d’habitants).

L’on entend dans les médias ces derniers jours un vacarme assourdissant autour de cette mission, qui pourrait en étonner plus d’un, étant donné la fréquence de ce type de missions, si toutefois nous n’étions en période pré-électorale. Saluons ici l’hypocrisie des groupes de l’opposition qui prônent les voyages-qui-forment-la-jeunesse, sauf à trois mois d’élections et/ou ceux qui usuellement ne se privent pas de participer à de tels voyages et qui ont, très opportunément, décliné cette invitation particulière. Saluons par ailleurs la toute aussi grande servilité médiatique des groupes de la majorité wallonne qui se sont empressés de s’agenouiller sur la carpette et de baiser, émus, les pieds du lecteur choqué (voir Le Soir et La Libre). Mea culpa feint et vil prétexte pour tirer, une fois de plus, la ficelle de la crise économique.

Lavons plus blanc que blanc, adoptons le « Grand Livre Blanc de la Gouvernance des Voyages Parlementaires à l’Étranger à Deux Mois d’un Scrutin ».

Que ce voyage comporte une part trop importante consacrée aux loisirs, je n’en disconviens pas. En revanche, voici ce que je peux dire concernant la journée de travail prévue ici à Phoenix, AZ, au jour d’aujourd’hui :

1. L’Arizona, et en particulier la mégapole de Phoenix (la treizième des États-Unis), sont deux victimes particulièrement meurtries de la crise économique. C’est un coup d’arrêt qu’a subitement expérimenté une économie jusque là exponentiellement florissante. Il est intéressant de s’attarder sur les leviers de cette situation préoccupante, ne fut-ce que pour éviter de les reproduire.

2. Comme la Région wallonne, l’économie de l’Arizona repose de manière réduite sur les industries primaires et secondaires, et peine à trouver des voies satisfaisantes de reconversion économique (d’où l’intérêt d’examiner des pistes de collaboration?).

3. La visite prévue ce 9 avril après-midi à la Shamrock farm ne manque pas d’intérêt : voilà une entreprise agricole / fermière qui joue, en plein désert, la carte du développement durable, du « naturel » et du biologique (dans certaines limites, étant donnée la taille de cet établissement). Les produits de la Shamrock farm, très populaires ici, sont par ailleurs très bons (mais ceci n’a rien à voir avec mon propos).

4. Examiner les pistes de coopération économique entre l’Arizona et la Région wallonne fait sens, notamment parce que c’est ici, à Phoenix, que sont situés les headquarters de l’entreprise aéro-spatiale, Techspace Aero, l’un des moteurs du « redéploiement économique » de la Région wallonne et fer de lance du pôle de compétitivité « Skywin » (dans le cadre du Plan Marshall).

5. De manière générale, je constate tous les jours ici combien le système économique et politique fonctionne différemment du nôtre, avec bien sûr des bons côtés et d’autres plus critiquables ; il me semble toujours intéressant pour des parlementaires de confronter leur expérience, leur cadre de pensée ou leurs pratiques, avec celles d’autres instances politiques d’autres pays, d’autres continents. Par exemple, le croira-t-on?, les autorités politiques américaines sont beaucoup plus perméables aux mécanismes consultatifs et délibératifs que leurs homologues belges.

Bref, il me semble que voilà une dossier sur lequel un peu de bon sens et d’esprit critique médiatique ne seraient pas malvenus. Si l’on réfute le bien-fondé de cette pratique en tant que telle, qu’on le fasse de manière constante et pas à deux mois d’élections ; si, en revanche, on en admet le bénéfice de principe, alors il convient de faire preuve d’un peu de circonspection et de faire la part des choses, in concreto, dans le programme, du bon grain et de l’ivraie, de ce que peuvent (ou non) retirer nos élus de ce type de missions.

jan 122009

{article effacé dont j’ai perdu les commentaires et les images}

I. L’INFORMATION FORMIDABLEMENT INFORMATIQUE

A ma droite, les tenants du média-multimédia, du flux d’information en continu, du journalisme hyperactif et impliqué sur tous les différents espaces qu’ouvrent les nouvelles technologies. Les avantages, cher lecteur, tu en fais notamment l’expérience en ce moment-même ; libre à toi d’interagir, avec très peu de moyen, d’exprimer, d’échanger et de collaborer sur ce blog, à la vitesse du clavier. C’est une liberté nouvelle mais qui n’est pas sans risque : le pire côtoie le meilleur, y compris en terme d’information. L’immanence brutale de l’information, sa péremption instantanée et finalement son inflation galopante qui, si l’on poursuit la métaphore avec le sens économique du mot “inflation”, conduit à diminuer la valeur de l’information à mesure qu’augmente la quantité qui en est acheminée ; ces facteurs conduisent à rendre le écueils des TIC aussi vertigineux que leur potentiel prometteur. Des espaces riches, souvent ; parfois trop, parfois galvaudés.

II. L’INFORMATION FORMIDABLEMENT PAPIÉRISÉE

A ma gauche, les tenants d’un autre journalisme, que je ne remercierai jamais assez pour avoir eu le cran de se jeter corps et âme dans l’aventure XXI. Un an après, l’initiative est plus qu’un franc succès, c’est un plébiscite. Il m’est loisible maintenant d’affirmer le sentiment que m’a procuré la lecture du premier numéro ; je réapprends à lire. C’est un processus initiatique, qui demande certainement un effort, au début, pour se laisser percer par le sens fécond de ces articles, remarquablement rédigés et documentés. Il s’agit de tisser une toile de moments, de situations, de personnages, qui donnent finalement une vision globale que l’on sent instinctivement plus juste que n’importe quelle dépêche AFP. Félicitations à l’équipe de XXI !

III. ET AU MILIEU, COULE LA RIVIÈRE

Au milieu, la nécessaire conjonction vers des médias de qualité, la convergence inévitable d’un journalisme rigoureux, intelligent et critique, véhiculé auprès du plus grand nombre à la vitesse des technologies de l’information et de la communication. A mon sens, les tenants des deux options (renseignés ci-dessus) travaillent avec pour horizon une telle démarche intégrée (que les intéressés me signalent si je fais erreur). Le meilleur exemple à l’heure actuelle, en francophonie, est probablement à chercher du côté d’Arrêt sur Images. Tout en tombant dans certains travers (l’impératif “cherchez le buzz” !), que je n’évite moi-même parfois qu’à grand-peine, ASI fait preuve d’une veille médiatique et politique particulièrement lucide et éclairée, par le biais d’une site web riche en contenu multimédia, où la part belle est laissé à l’interaction avec le lecteur.

Avec son angle d’approche très particulier, Entreprise globale promet d’être une plateforme riche de sens et de créer des outils innovants, combinant le meilleur de la technologie à une démarche intellectuelle structurée et pertinente.

Ces deux outils, parmi tant d’autres, ont pour vocation d’instaurer des “labels qualité” au sein d’espaces technologiques potentiellement infinis mais où le pire cotoie le meilleur, à l’image de la société en général. “Label qualité”, si l’on veut, c’est permettre à l’information d’attérir, lui donner une perspective, du recul. C’est la digérer et l’entourer d’un cadre analytique pertinent, c’est lui restituer une portée critique que l’information-minute ne permet pas. C’est donc essentiel, tout simplement

II. L’information formidablement papiérisée

A ma gauche, les tenants d’un autre journalisme, que je ne remercierai jamais assez pour avoir eu le cran de se jeter corps et âme dans l’aventure XXI. Un an après, l’initiative est plus qu’un franc succès, c’est un plébiscite. Il m’est loisible maintenant d’affirmer le sentiment que m’a procuré la lecture du premier numéro ; je réapprends à lire. C’est un processus initiatique, qui demande certainement un effort, au début, pour se laisser percer par le sens fécond de ces articles, remarquablement rédigés et documentés. Il s’agit de tisser une toile de moments, de situations, de personnages, qui donnent finalement une vision globale que l’on sent instinctivement plus juste que n’importe quelle dépêche AFP. Félicitations à l’équipe de XXI !

III. Et au milieu, coule la rivière

Au milieu, la nécessaire conjonction vers des médias de qualité, la convergence inévitable d’un journalisme rigoureux, intelligent et critique, véhiculé auprès du plus grand nombre à la vitesse des technologies de l’information et de la communication. A mon sens, les tenants des deux options (renseignés ci-dessus) travaillent avec pour horizon une telle démarche intégrée (que les intéressés me signalent si je fais erreur). Le meilleur exemple à l’heure actuelle, en francophonie, est probablement à chercher du côté d’Arrêt sur Images. Tout en tombant dans certains travers (l’impératif “cherchez le buzz”!), que je n’évite moi-même parfois qu’à grand-peine, ASI fait preuve d’une veille médiatique et politique particulièrement lucide et éclairée, par le biais d’une site web riche en contenu multimédia, où la part belle est laissé à l’interaction avec le lecteur.

Avec son angle d’approche très particulier, Entreprise globale promet d’être une plateforme riche de sens et de créer des outils innovants, combinant le meilleur de la technologie à une démarche intellectuelle structurée et pertinente.

Ces deux outils, parmi tant d’autres, ont pour vocation d’instaurer des “labels qualité” au sein d’espaces technologiques potentiellement infinis mais où le pire cotoie le meilleur, à l’image de la société en général. “Label qualité”, si l’on veut, c’est permettre à l’information d’attérir, lui donner une perspective, du recul. C’est la digérer et l’entourer d’un cadre analytique pertinent, c’est lui restituer une portée critique que l’information-minute ne permet pas. C’est donc essentiel, tout simplement.

sept 042008

La charge est lourde, très lourde. Cette fois, le Vif / L’Express a fait fort en matière de populisme racoleur, en titrant sans ambages sur « Comment l’Islam menace l’école ».

C’est là une manifestation particulièrement détestable de ce phénomène rampant de « racisme ordinaire à la ‘Une’« .

Je ne vais pas m’y étendre, tout d’abord parce que les réactions justement indignées sont légion (voir Henri Goldman et Jacky Morael) et ensuite parce que le MRAX a déposé une plainte contre Le Vif, ce qui signifie que cet impair n’aura pas été commis en toute impunité. Update : The Mole atomise le Vif.

Certains doivent avoir avalé leur cravate de travers au déjeuner en découvrant cette Une : d’une part, les auteurs d’une enquête menée par l’ULg sur la qualité des systèmes d’enseignements (supposée, d’après l’édito, être l’objet principal de l’article), laquelle ne concerne au demeurant pas spécifiquement les rapports entre la religion musulmane et l’enseignement et, d’autre part, les journalistes auteurs de cet article eux-mêmes (voir l’article de Jacky Morael).

Je sors de conclure une étude sur le financement public des cultes, et ce que je peux dire de manière certaine, c’est que le culte islamique a été et est encore structurellement sous-financé par les pouvoirs publics, au regard d’autres convictions philosophiques.

Sur la thématique particulière de l’enseignement, la (non-)politique de la Communauté française, qui délègue le choix d’interdire ou non le port du foulard aux établissements scolaires, a inéluctablement conduit à une getthoïsation.

En bref, il faut arrêter ces simplismes médiatiques destructeurs (et dangereux!), témoins d’une reviviscence du « péril musulman« , et il est heureux qu’une veille active ait permis de dénoncer efficacement et unanimement les errances du plus vendu des hebdomadaires, en voie continue de feuille-de-chouïsation (notamment depuis des tensions internes et le départ de Jacques Gevers).

mai 302008

Débats schizophréniques dans les médias de ces derniers jours. Le thème est celui qu’on ressasse de manière chronique, à la suite de la France, depuis un bon bout de temps : le Pouvoir d’Achat (je maintiens les majuscules). Qu’en est-il réellement ?

Mes notions d’économie me font dire que l’expression « pouvoir d’achat » désigne la capacité nette de dépense des particuliers, une fois qu’il a été tenu compte de l’inflation. Il s’agit donc de mesurer cette capacité sur une échelle temporelle, en établissant une base comparative solide et pertinente.

Pour autant, sous l’impulsion d’une certaine presse, cette expression qui parle directement aux « gens » (ce sont des mots très percutants, « votre pouvoir d’achat ») a été largement galvaudée au point d’en acquérir la majuscule, sorte d’entité métaphysique plus tellement discernable, leitmotiv irrationnel, chef de file des « vrais problèmes des gens ».

Cher lecteur, vous aurez compris mon malaise : quelle réalité recouvre exactement la chute abyssale – à tout le moins alléguée – du Pouvoir d’Achat?

À vrai dire, ô déception!, je n’ai pas la réponse à cette question et je crois que je ne suis pas le seul dans le cas. En témoignent ces articles parus à deux jours d’intervalle dans la presse, (La Libre et Le Soir) qui semblent souffler le chaud et le froid, soit que leurs bases comparatives divergent, soit que leurs conclusions fassent l’objet d’interprétations radicalement différentes.

Exemple tiré du site du Soir (cliquez pour agrandir) : n’y a-t-il pas une contradiction dans le fait de s’effaroucher d’une inflation galopante comme jamais (titre de l’article) et, dans le même temps, de renvoyer à un article qui annonce que la vie était plus chère avant (colonne de droite) ?

Update : les graphiques sur Medium4You

avr 092008

FPCQuestions à la Une se spécialise dans les dossiers à charge, c’est notoire. Ils ont une dent particulière contre les cultes et principalement le culte catholique, c’est tout aussi connu. L’émission de ce soir traitait d’un sujet que je connais bien, puisque je lui consacre mon mémoire de licence : le financement public des cultes en Belgique.

Je me demande s’il est conforme à la déontologie journalistique d’orienter à ce point le propos médiatique. Il est vrai que le dispositif juridique actuel est hérité de 1830 (et même avant, par exemple le Concordat de 1801), même s’il a évolué depuis, et que certainement il mériterait d’être adapté. Mais la mauvaise foi est de mise, de toute évidence ; les contre-vérités ou mensonges par omission sont légion.

Première contrevérité ; le culte catholique ne bénéficie pas de 90 % des subsides totaux versés au culte. Les dernières estimations de M. chiffres en la matière, Jean-François Husson, sont de l’ordre de 80 % (voir Politique, décembre 2007, qui donne un aperçu autrement plus représentatif du système et de ses limites).

Ne sont interviewés que des membres du CAL et des socialistes ; seul Mgr Léonard a l’honneur d’un coup de fil de mauvaise qualité et de trois questions agressives qui tentent de lui faire dire ce qu’il n’a pas dit. Les maigres propos du porte-parole de la conférence épiscopale, Eric de Beukelaer, sont sélectionnés avec un – trop? – grand soin.

Les statistiques de fréquence du culte catholique utilisées ont un mérite indicatif ; si je ne m’abuse, le baromètre religieux 2008 a été utilisé (le chiffre de 40 % est avancé). En revanche, en ce qui concerne l’appartenance à la laïcité, on pose la question à des gamins dans la rue ou on propose témérairement un chiffre de 25 % de laïcs. Cela ne correspond pas du tout aux chiffres avancés par le même baromètre, qui sont désastreux pour la laïcité organisée (entre 1,5 et 3 % de la population).

Il n’est jamais précisé la spécificité historique du culte catholique ni de l’importance de la gestion de tout le patrimoine historique, qui a également vocation culturelle. Des études menées à Mons (Moens, Charlier) indiquent l’attachement que les Belges éprouvent encore, en large majorité, même les non-croyants, pour les pierres de leur église. C’est un patrimoine onéreux à entretenir et des exemples de reconversion montrent que l’Eglise n’est pas si fermée que ce que montre l’émission.

Autre contre-vérité : parler de cumul des traitements des prêtres est aussi une formule « trompeuse » : le cumul est légalement limité à 1,5 fois le traitement pour des prêtres qui couvrent jusqu’à 5 ou 6 paroisses, parfois. Le casuel, bien qu’on ne dispose pas de chiffres exacts, est dérisoire (sauf peut-être exception dans certaines communes riches?). La RTBF fait cette chose que je déteste, quelle que soit la matière ; diviser le montant global annuel affecté aux cultes en autant de citoyens et dire « le subside au culte vous coûte 30 € par an ». Combien nous coûte la RTBF avec ce genre de calcul idiot et réducteur? Combien des membres de son CA ont-ils des cumuls autrement plus lucratifs?

Le coup des assistants paroissiaux, la première « parade légale », est probablement une question qui mérite d’être posée. Des laïcs peuvent officier en tant que ministres du culte, ce qui permet à l’Eglise de lutter contre le déclin des vocation. Cela peut être remis en cause, en se demandant s’il est normal que les pouvoirs publics pallient à la crise des vocations? Pour autant, il faut le faire en des termes nuancés et éviter les simplismes.

Le déballage de « parades légales » ne vaut même pas qu’on s’y attarde… Que penser de l’Église méchante exploitante de main d’oeuvre immigrée clandestine et le tout sur le dos des pouvoirs publics? C’est pourtant le cliché véhiculé. Et cette glorification du modèle français et de sa présupposée « exception laïque », soit une séparation »radicale » de l’Église et de l’État depuis 1905? Bon, on peut s’en inspirer mais alors il faut expliquer clairement que c’est une opinion, pas une sorte de modèle idéal tombé du ciel.

Bref, si je prends position ici, c’est contre l’émission et pas en faveur du culte catholique ni de n’importe quel culte. Je veux bien donner sous peu un aperçu un peu plus objectif du système et de son fonctionnement, si cela t’intéresse, cher lecteur (n’hésite pas à te manifester en commentaire!). Mais pour parer au plus pressé, certains rectificatifs devaient impérativement et urgemment être apportés…

Plus d’infos sur l’émission dans La Libre.

mar 142008

Dans mon article sur Le Vif et les Francs-Maçons, je me posais la question de savoir pourquoi la « une » d’un numéro du Vif semblait avoir été retirée à la vente en dernière minute. Les réactions ont été relativement nombreuses et nourries, certaines pour dénoncer le manque d’intérêt de la problématique, d’autres pour souligner la campagne d’ostracisme dont la Franc-Maçonnerie a été l’objet avec une étonnante synchronisation.

Sans prolonger le débat trop avant, je constate, d’une part, la difficulté de savoir avec exactitude pourquoi tant de médias tirent dessus précisément maintenant et, d’autre part, que mon article précédent semble en réalité, a posteriori, avoir été bien peu nuancé. D’où ce correctif.

Pour ce qui est de la suite de cette histoire, elle a pris des proportions assez énormes en France. L’express a titré, simultanément au Vif chez nous, sur les Franc-Maçons. L’article se livrait à une véritable délation, à en croire ce qu’en relate Arrêt sur Images (extrait reproduit ci-dessous).

Extrait de l’Express

Donc, si vous suivez bien, c’est un journaliste de la rédaction même de l’Express, Eric Marquis, qui voit son appartenance franc-maçonne dévoilée (le secrétaire de rédaction). ASI dénonce la manière dont cela s’est passé ; selon eux, »Barbier (rédacteur en chef) a convoqué Marquis dans son bureau, une heure avant le bouclage. Après une conversation générale sur la laïcité, Barbier lui a lancé : ah tiens, à propos, tu es dans le prochain numéro. Et Barbier lui-même a pris congé.« 

Droit de réponse de Barbier (abonnement requis), mais ASI maintient sa version des faits. Enfin, tout cela pour dire que la tempête médiatique qui a sévi sur les Francs-Maçons est suspecte ; on se demande quelles rivalités elle dissimule, et quelle importance revêt cette question pour qu’une rédaction en arrive à « trahir » un confrère?

[L'express en France titre également sur les Francs-Maçons]

L’express aussi, en France, titre sur les Francs-Maçons