fév 092010

MONS2015Elio di Rupo est auditionné en ce moment même par la Commission chargée de désigner la ville qui sera Capitale européenne de la culture en 2015. On ne va pas revenir sur l’historique de cette désignation, car c’est bien d’une désignation et non pas d’une élection qu’il s’agit. Toute velléité de concurrence a été soigneusement tuée dans l’oeuf.

Sur son blog, Elio di Rupo dit se sentir un peu « comme un étudiant », plein d’appréhension à l’idée de présenter son dossier qu’il juge « de grande qualité », ce dont je ne doute pas un seul instant. La culture à Mons, et le Manège en particulier, ont la chance d’être copieusement arrosés de subsides dans un secteur où le manque de moyens est si criant pour l’essentiel des acteurs.

Tout est si bien cadenassé qu’il est un peu facile de faire état d’un stress, fantoche en tout état de cause puisque l’issue de cette audition ne fait pas l’ombre d’un doute. Lorsque M. di Rupo affirme que « tout plaide pour Mons » et que « tout se joue maintenant », j’ai bien envie de lui rétorquer que, bien davantage, « tout l’exige » et « rien n’est plus à jouer ».

Alors, trêve de fausse modestie. Que Mons 2015 se déroule pour le mieux, c’est tout ce que je peux souhaiter, mais de grâce, évitons un triomphalisme de mauvais aloi. « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ».

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Update 18h: c’est officiel, Le Soir (via AFP) confirme que le choix politique de Mons 2015 a bien été entériné par la Commission. Pour info.