La santé, voilà bien quelque chose que nous recherchons tous! Mais à partir de quand peut-on se considérer en bonne santé?
Une manière traditionnelle de concevoir la « bonne santé » consiste à n’être pas malade. Dans ce cas, être en bonne santé, c’est éviter la pathologie et ses effets indésirables. Du coup, l’important consiste à lutter contre les rhumes, grippes et autres allergies. C’est une approche assez restrictive: elle cible certains maux précis et tente d’apporter des réponses adaptées, au cas-par-cas.
Toutefois, plus récemment, une autre manière de concevoir la « bonne santé » a connu un succès croissant. Cette fois, il s’agit d’une conception « positive ». Autrement dit, il ne suffit pas de ne pas souffrir d’une pathologie, mais il faut également se porter bien, dans l’ensemble. Autrement dit, il s’agit d’une approche systémique: on considère l’être humain comme un ensemble, dont la « bonne santé » dépend de nombreux facteurs qui sont liés et interdépendants.
L’Organisation mondiale de la santé, l’OMS, donne une définition de la bonne santé positive (depuis 1946), mais cela reste une exception à l’heure actuelle. « La santé est un état complet de bien-être, physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité »1.
Personnellement, je souscris totalement à cette conception positive de la santé, et j’estime qu’elle est de nature à mettre l’accent sur les causes profondes, sur les structures de notre mode de vie qui confèrent une « bonne santé ». Avouons-le, c’est un projet autrement plus enthousiasmant que de se limiter à une occasionnelle vaccination!
- Préambule à la Constitution de l’Organisation mondiale de la Santé, tel qu’adopté par la Conférence internationale sur la Santé, New York, 19-22 juin 1946; signé le 22 juillet 1946 par les représentants de 61 Etats. 1946; (Actes officiels de l’Organisation mondiale de la Santé, n°. 2, p. 100) et entré en vigueur le 7 avril 1948. Disponible ici. [↩]


Tweeting symphony 


En débat