« Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse ».
L’un des enjeux cruciaux du XXI° siècle sera incontestablement la fourniture d’énergie. L’importance des énergies renouvelables est sans cesse martelée et portée au pinacle des solutions de demain pour la souveraineté énergétique. On va jusqu’à leur prêter des vertus politiques, à ces énergies renouvelables – je reviendrai sur cette thématique, ici ou ailleurs.
Pourtant, contrairement à ce discours dominant – et rassurant, il n’existe à ce jour aucune solution miracle, stable et suffisamment fiable. Les énergies renouvelables ne comptent que pour un pourcentage marginal de la production énergétique totale. Les éoliennes exigent des conditions très particulières – raison pour laquelle de nombreuses plates-formes off-shore sont actuellement construites. Le potentiel hydraulique est plus que limité dans un pays aux dénivelés si faibles que la Belgique. Enfin, indubitablement, l’énergie solaire est la plus prometteuse mais, à ce jour, aucune solution ne permet de la capturer et de la stocker de manière satisfaisante. Les panneaux photovoltaïques, en particulier, présentent un bilan très lourd en termes d’énergie grise (leur production requiert des composants rares, des métaux lourds très polluants).
Bref, pas de panacée énergétique. Et la vidéo reproduite ci-dessous illustre à merveille ce que je souhaite exprimer ici; les énergies renouvelables contribueront, nul doute là-dessus, à notre avenir énergétique. Mais voici exactement ce qui se passerait si on venait à les développer de manière forcenée à titre de seule solution viable, si on remettait notre avenir énergétique en leurs seules mains: un bon vieux burn-out.
Video @ The Intersection.
Deux cas de clips vidéos ont suscité le « buzz » ces derniers temps. Le premier est le clip de Justice, intitulé « Stress », dans lequel un troupeau de banlieusards parisiens se livrent aux pires exactions dans la métropole. Clip noir et violent. Le second clip vient d’un groupe nommé « The Get Out Clause » : il est supposé n’avoir été enregistré que sur des caméras de surveillance (auxquelles il était possible d’avoir accès suite à l’enregistrement, conformément à une loi sur la liberté de l’information).
Deux points communs à ces initiatives. Le premier : ces clips ont été relayés le doigt sur la couture par ce que d’aucuns ont appelé à raison la « branlosphère« . Ces « perroquets de l’industrie » sont avant tout soucieux de générer le buzz et espèrent bien en profiter. D’ailleurs, pas la peine d’espérer : pas d’images et pas de liens ici.
Second point commun : ces buzz sont le fruit de techniques marketing aussi discrètes qu’un ayatollah à la Maison blanche. Ainsi, l’annonce du clip « controversé » de Justice était distillée **subtilement** depuis novembre 2007 (et le buzz est en pleine explosion en… avril/mai 2008). Quant à The Get Out Clause, il s’est avéré, comme a dû le reconnaître leur attaché de presse, que la plupart des vidéos de surveillance étaient bidons. On est dans le registre du faussement artisanal, branché, indie, mais en fait complètement calculé et léché jusqu’à l’os.
Stratégies virales, donc. Parlez plutôt de musique virus. Car c’est de cela qu’il s’agit en principe : de musique. Inaudible en l’espèce voire, au mieux, insipide.


Tweeting symphony 


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