Périscope
enregistre, ce week-end, un formidable afflux de visiteurs qui recherchent des informations sur le thème : « Daerden franc maçon ». Bien que j’ignore le motif de cet intérêt soudain, je voudrais dire que je le trouve non-fondé.
La franc maçonnerie a toujours attisé les fantasmes, les craintes, les jalousies, les haines ou les mépris de tous genres. Il réside, derrière ce paravent quelque peu mystérieux, une aura mystique qui a pour vertu de fasciner les foules. Pourtant, comme le débat consécutif à un article publié sur Périscope l’avait montré il y a deux ans, presque jour pour jour, ces passions me semblent aujourd’hui exagérées, si pas injustifiées.
On sait peu de choses, finalement, sur le Grand Orient de Belgique et les loges apparentées. Il s’agit de sociétés sélectives qui agissent dans une relative discrétion et qui promeuvent un idéal inspiré des Lumières. Au-delà, ce ne sont rapidement plus que vaines supputations et écrans de fumée. Des listes de franc-maçons avaient été publiées sur Wikipédia, in illo tempore. Outre la provenance douteuse de ces listes, les sources sur lesquelles elles s’appuyaient sont discutables. De telles listes constituent en outre une entorse au droit à la vie privée (même si certaines personnalités l’assument publiquement).
Alors, Michel Daerden est-il franc-maçon?
Franchement, là n’est pas la question. Quand bien même il le serait, où est le problème? Les liens de solidarité et de réciprocité qui unissent les membres de la franc-maçonnerie sont sans doute de même nature que dans d’autres mouvements ou sociétés philosophiques ou spirituelles. Ce qui importe sont les faits, ceux qui sont avérés de manière indiscutable et qui posent de vrais problèmes de société. À ce titre, les intérêts politiques et financiers du Ministre Daerden Sr et de l’actionnaire Daerden Jr sont plus que litigieux. Eux seuls méritent de déchaîner les passions et une saine curiosité investigatrice.
Geeks de tous les pays du monde, on a tous déjà été confrontés à un phénomène universellement répandu, j’ai nommé: la procrastination (informatique).
Qui n’a jamais été attiré par chipoter un peu son iTunes, par se lancer dans une remontée de liens hypertexte, ou simplement par se transformer en éponge de la masse d’information qu’Internet véhicule?
Le problème, c’est qu’il faut être productif. Alors, des petits malins ont inventé des logiciels, appelés « distraction free ». Concrètement, je fais ici référence à la rédaction de textes. Certains programme se proposent de favoriser un environnement créatif, qui ne soit pas perturbé par un nouveau mail, des flux RSS mis à jour ni quoi que ce soit.
Après renseignements, voici mon verdict (sur Mac):
1. WriteRoom

Le plus populaire, c’est WriteRoom, apprend-on ci et là. Dans de sombres ténèbres noires, une écriture vert fluo. Voilà à quoi se réduit l’écran, vous épargnant donc les menus compliqués, les notifications diverses – tiens, un nouvel email! – etc. Bien qu’il soit possible de modifier ces couleurs un peu immondes (blanc sur fond bleu), l’interface ressemble un peu à vieux codeur html ou un DOS bien pourri. Bof, pas très excitant. WriteRoom coûte 25 $.
2. Copywrite

Copywrite est confus au niveau de son objet social. Sur le site du programmeur, on comprend mal quel est le véritable usage réservé au logiciel. C’est plutôt un gestionnaire de projet d’écriture, qui permet par exemple la navigation, même s’il dispose du fameux mode plein écran « distraction free ». Mais l’interface est vieillote et l’ensemble à l’air très contre-intuitif. Le site du logiciel manque de captures d’écran. Il coûte 25 $, mais une démo étendue, limitée aux petits usages, est disponible.
3. DarkCopy
Dans le genre WriteRoom, DarkCopy – un clone – est disponible en ligne et gratuit. Il propose la même fonctionnalité, basique. Vous pouvez l’essayer ici, même si, à nouveau, l’interface est particulièrement rétrograde. Autre bémol: le mode plein écran n’est pas « absolu » et pas mal d’éléments perturbent, en fait, le processus rédactionnel.
4.Scrivener

Scrivener, c’est un logiciel nettement plus complet et sympathique. Son mode plein écran – distraction free – a surtout l’air d’être un alibi, l’essentiel portant sur les fonctionnalités couteau-suisse du logiciel. Il s’apparente nettement plus à un gestionnaire de projets à longue haleine. Vous pouvez classer, compartimenter, catégoriser, tagger des tas d’éléments rédactionnels différents, les lier avec des fichiers, des pdf, etc. Bref, un bel assistant aux projets rédactionnels, mais qui a son coût: 39,95 $.
5. OmmWriter
Plutôt discret, OmmWriter est pourtant le logiciel que je me suis décidé à utiliser. J’aime bien l’approche de ses concepteurs, qui vise à restituer une dimension de « plaisir » dans l’écriture, avec un programme organique qui ramène un peu de mélodie, d’esthétique et de beauté dans ce monde de brutes informatiques. La vidéo d’intro vaut le coup. Le logiciel, qui a un fond d’écran hivernal et joue des musiques apaisantes, en rythme avec la frappe du clavier, mériterait sans doute une meilleure interchangeabilité de ces paramètres-là. Toujours en bêta 2 (décembre 2009), mais c’est gratuit.
Pour des logiciels Windows, d’autres logiciels et informations, cela se passe ici.
C’est le buzz du moment et cela vaut de l’or. C’est tellement Belge…
Via Davanac (Damien – Blogging the News) & @Jean-Yves
Imaginons un passager du transport ferroviaire qui souhaite obtenir des horaires et les tarifs d’une liaison internationale.
Jadis, la SNCB disposait d’un site internet plutôt bien foutu, d’un personnel agréable et joignable par téléphone, quelque soit la gare où il était employé. Renseignements et informations étaient délivrés rubis sur ongle à l’usager satisfait (non, non, je n’idéalise rien!).
Aujourd’hui, la même SNCB a fondamentalement revu ses politiques d’informations de sa désormais « clientèle ». Le site web, quoique toujours mille fois préférable à celui de la SNCF, est devenu totalement impraticable. Les modules sont en proie à des vices de programmation rédhibitoires, et ne délivrent en aucun cas les informations tarifaires.
Toutes les lignes téléphoniques sont centralisées dans un call-center parfaitement inopérant; notre passager se trouve sommé de préciser quel type de train il souhaite réserver avant d’obtenir un opérateur. Il n’en sait fichtre rien, lui qui appelait justement pour obtenir une réponse à cette question-là. Comble du comble, le voilà sommé de fournir séance tenante son numéro de carte de crédit avant d’être mis en communication.
Il reste l’option du guichet. À Liège, il n’y a plus guère que la gare des Guillemins qui centralise un guichet « international » auprès duquel il soit possible d’obtenir les renseignements et informations souhaités. Bien sûr, malgré la grande amabilité du personnel, ce guichet est pris d’assaut par une populace d’autant plus nombreuse que les systèmes de substitution sont défaillants…
Bref, à la SNCB, le client est roi, pourvu qu’il soit garni de pécunes. Finalement, ne vaut-il pas mieux être un usager, sujet du service public, plutôt qu’un client, roi fantoche d’un douteux mercantilisme?
Michel Daerden est populaire pour ses incartades à l’étiquette politique.
Récemment, il faisait parler de lui pour une allocution remarquée, dans un néerlandais flou et hilare, dans les Ors du Sénat de Belgique.
Le lendemain, hasard des hasards, les activités de révisorat faisaient parler d’elles sur un plan judiciaire, et l’information était presque totalement éclipsée par sa « prestation » de la veille. Difficile de ne pas croire en une théorie de l’écran de fumée, Daerden cherchant, en fin stratège sans doute, à attirer l’attention sur sa personne pour mieux la distraire de ses activités contestées. Une séduisante théorie de l’écran de fumée, en somme.
On est sans doute pas au bout de nos surprises sur ce dossier.
Soutenu par son président de parti, Élio di Rupo, Daerden père et fils reviennent à la une avec deux informations. D’une part, le caractère douteux de ces activités avait été porté à la connaissance des intéressés par des académiciens, dès 2007. D’autre part, le ministre des affaires intérieures et coreligionnaire des personnes précitées au sein du PS, Paul Furlan, surfe sur la problématique en annonçant, de manière très étonnante, des « surprises » lors de son audition au Parlement, prévue demain. Il annonce un examen du dossier « sans concession ».
Bref, la personnalité exubérante de Michel Daerden et ses succès médiatiques à répétition expliquent peut-être l’étrange déroulement de cette affaire. Les journaux, si prompts à dénoncer l’affairisme, préfèrent donner dans le panneau d’un écran de fumée à peine voilé. Si le président de parti agit de manière prévisible, en soutenant Michel Daerden, son comportement est aussitôt dénoncé et, d’un autre côté, le ministre wallon des affaires intérieures fait une sortie pour le moins intriguante.
Décidément, les rebondissements s’annoncent nombreux. Espérons qu’ils conduisent à sceller une fois pour toutes le destin politique tortueux d’un ministre dont les pitreries n’ont jamais pu dissimuler les fumeuses activités…

La Commission nationale du débat public, en France, organise une série de débats publics sur les nanotechnologies, faisant suite au plan NanoInnov lancé en mai 2009 par le ministre Borloo.
Cette initiative d’une très grande envergure est très farouchement contestée. Bon nombre d’opposants dénoncent un débat instrumentalisé, dont le seul but serait de faire « passer la pilule ». Autrement dit, guère d’intérêt si ce n’est en termes de catharsis (que la populace vide son sac) et de légitimité (pour les gouvernants). En l’occurrence, la ficelle est un peu grosse et, très clairement, la conception de cette série de débats souffre de très importants problèmes de cadrage.
Alors, que se passe-t-il? Les opposants sabotent. Ils chahutent, déversent de l’ammoniaque, lancent des papiers un peu partout… bref, ils rendent le débat impossible. Et pour cause, puisque deux des débats ont dû être purement et simplement annulés (à Grenoble et, ce 15 janvier, à Lyon). La cacophonie fut la plus forte.
Du coup, je m’interroge. Car, indubitablement, les gouvernants et les experts scientifiques impliqués ne procéderaient pas autrement pour donner l’image d’un monde clos, replié sur lui-même, et cette série de débat symbolise sans doute, dans une certaine mesure (de par leur conception méthodologique) une dérive autocratique.
D’autre part, comme l’a très justement fait remarquer un commentateur sur ce blog scientifique, le fait de proscrire un débat anti-démocratique n’est pas en soi une démarche démocratique. Pour le dire autrement, la méthode qui consiste à ruiner le débat est également totalitaire et méprend très certainement certains des droits les plus fondamentaux reconnus par une démocratie, comme la libre expression et le respect de la parole d’autrui.
La conclusion, j’espère l’élaborer avec vous, chères lectrices, chers lecteurs, dans les commentaires. Ces actes sont-ils un moyen de résistance légitime et un juste retour des choses, ou constituent-ils une intolérable violation des principes démocratiques?
Plus d’infos sur le blog de Sylvestre Huet, journaliste à Libération.
« Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse ».
L’un des enjeux cruciaux du XXI° siècle sera incontestablement la fourniture d’énergie. L’importance des énergies renouvelables est sans cesse martelée et portée au pinacle des solutions de demain pour la souveraineté énergétique. On va jusqu’à leur prêter des vertus politiques, à ces énergies renouvelables – je reviendrai sur cette thématique, ici ou ailleurs.
Pourtant, contrairement à ce discours dominant – et rassurant, il n’existe à ce jour aucune solution miracle, stable et suffisamment fiable. Les énergies renouvelables ne comptent que pour un pourcentage marginal de la production énergétique totale. Les éoliennes exigent des conditions très particulières – raison pour laquelle de nombreuses plates-formes off-shore sont actuellement construites. Le potentiel hydraulique est plus que limité dans un pays aux dénivelés si faibles que la Belgique. Enfin, indubitablement, l’énergie solaire est la plus prometteuse mais, à ce jour, aucune solution ne permet de la capturer et de la stocker de manière satisfaisante. Les panneaux photovoltaïques, en particulier, présentent un bilan très lourd en termes d’énergie grise (leur production requiert des composants rares, des métaux lourds très polluants).
Bref, pas de panacée énergétique. Et la vidéo reproduite ci-dessous illustre à merveille ce que je souhaite exprimer ici; les énergies renouvelables contribueront, nul doute là-dessus, à notre avenir énergétique. Mais voici exactement ce qui se passerait si on venait à les développer de manière forcenée à titre de seule solution viable, si on remettait notre avenir énergétique en leurs seules mains: un bon vieux burn-out.
Video @ The Intersection.
On l’aura attendu longtemps, plus longtemps encore que le Beaujolais, notre Leterme nouveau. Rappelez-vous; c’était en 2007 et le triomphe politique avait tourné à la gabegie pour un Premier ministre éphémère, peu aidé, il faut le reconnaître, par une presse francophone assassine.
Aujourd’hui, Leterme a obtenu une seconde chance, très largement soutenue par l’ensemble des partis au gouvernement, pour les raisons que l’on sait. Du coup, tout le monde s’est perdu en conjectures: allions-nous enfin avoir la chance de faire la connaissance avec l’Homme Nouveau? Du côté des partenaires gouvernementaux, l’écho était unanime: Leterme était un homme responsable qui avait certainement appris de ses erreurs passées.
Ils avaient raison, les bougres, et plutôt deux fois qu’une!
La mine cajoleuse, Leterme fait sa rentrée fracassante sur tous les médias francophones, débordant d’onctuosité et d’amabilité envers les francophones – qui sont très susceptibles. Je plaisante bien sûr; à sa manière plutôt protestante rigoriste, notre Premier fait toutefois de très importantes déclarations d’ouverture au regard du débat institutionnel qui s’annonce. Dégel en perspective?
Tout d’abord, cher Vrebos à RTL, il donne une interprétation inédite du fameux arrêt de la Cour d’arbitrage qui concerne BHV; en substance, s’il faut résoudre le problème, dit-il, la solution peut prendre d’autres formes que la scission de l’arrondissement. Plus récemment encore, dans La Libre, il va carrément plus loin, en soutenant la formule d’un « fédéralisme de coopération ». Il faut bien se rendre compte qu’entre cette idée et celle d’un confédéralisme au sein d’un État-fédéral coquille vide, il y a beaucoup de marge!
Bref, le message est là sur le fond: le Premier a changé, Leterme veut vous aider. Il ne reste donc plus qu’à faire passer ce message sur la forme, maintenant. Car, pour le surplus, la communication est toujours un peu sèche. On a le sentiment que Leterme vient passer son message, rien que son message, et puis ferme la porte à toute maladresse ou à toute confusion en ne répondant plus aux questions.
Quand on lui demande comment restaurer la confiance de l’opinion envers le gouvernement, il répond un stéréotype, du style « c’est en travaillant à trouver des solutions aux problèmes des gens« . C’est encore plus frappant dans La Libre. J’ignore comment l’interview a été retranscrite, mais en matière institutionnelle, Leterme répond amplement et de manière circonstanciée à la première question, à la suite de quoi il ferme purement et simplement le robinet…
Bref, une communication un tantinet plus spontanée serait sans doute charmant. Mais il ne faut pas bouder son plaisir: Leterme a donné du fond et du coffre à son projet politique pour la Belgique. Félicitons-le d’avoir tiré des leçons du passé, de démontrer de l’ouverture et d’esquisser un projet politique pour la Belgique.
Avoir l’énergie, c’est bien. C’est très bien, même. Plus personne en Belgique ne pourrait sans doute se passer d’un réseau de distribution du gaz et de l’électricité qui, dans l’ensemble, fonctionne formidablement bien.
Toutefois, j’apprends avec un plaisir non dissimulé que la voie est enfin débloquée pour avoir un médiateur de l’énergie pleinement opérationnel en Région wallonne. La situation de libéralisation du marché l’exigeait.
Récemment, j’ai connu des déboires avec mon fournisseur « alternatif » d’énergie qui, en l’occurrence, m’en a sans doute pompé plus (d’énergies) que ce qu’il m’en a fourni. À l’origine, une broutille (des problèmes avec le module de facturation informatique et un relevé d’index loupé pour cause de séjour longue durée à l’étranger).
La menace? Sans aucun rappel ni aucun avertissement de quelque sorte que ce soit, je me retrouve sommé d’acquitter des montants faramineux sous peine de pose – à mes frais – d’un compteur à budget par une société intercommunale, autrement dit une forme violente de déclassement social.

La suite, tout le monde ou presque la devine, ou la connaît; d’interminables files pour parler à des employés subalternes qui n’ont de toutes façons aucun pouvoir décisionnel (à part faire signer un contrat), d’innombrables coups de fils sur un numéro surtaxé, la frustration d’être confronté à des interlocuteurs chaque fois différents, à qui tout le dossier doit être réexpliqué… Ce n’est pas tout: des promesses (de type « je le fais tout de suite ») ou des mensonges (du type « nous l’avons fait il y a quelques jours » ou de type « tout va bien, la situation est sous contrôle ») accompagnent la danse. J’en passe et des meilleures, notamment les stress causés par des urgences largement évitables.
Le résultat: on finit par se plier de mauvaise grâce à l’impératif « payez d’abord, on verra ensuite ». On s’arrache les cheveux pour que les messages passent, d’abord entre les différents services du fournisseurs, puis du fournisseur au gestionnaire de réseau, puis entre les différents services du gestionnaire de réseau.
Bref, la médiation de l’énergie est plus que bienvenue, elle est essentielle dans un secteur libéralisé où le client (oubliez l’usager) n’évoque visiblement guère plus que son numéro de compteur. Et n’allez pas croire qu’il ne s’agit que des élucubrations d’un client frustré. Cela concerne, comme je le disais en introduction, des biens et des services fondamentaux qui doivent être assurés pour chaque citoyen dans un pays du niveau de bien-être de la Belgique.
C’est un vrai enjeu de démocratie : éviter les discriminations et la mise en oeuvre de logiques bureaucratiques implacables, incapables, sourdes et aveugles. J’ai la chance d’avoir une éducation juridique, du répondant avec mes correspondants, une compréhension suffisante de ce qui m’arrive et, surtout, les moyens financiers de me tirer d’un mauvais pas. Mais je ne suis que trop conscient que de nombreuses personnes ne remplissent pas ces conditions cumulatives, et certainement nécessaires…
En conclusion, saluons la venue annoncée du médiateur et la fin espérée d’une situation de déni de bon sens…
Chères toutes, chers tous,
D’humeur badine en ce mois de novembre, je me reprends à venir flâner sur l’interface d’administration de Périscope. L’hiver approche, après tout. Ce n’est plus l’Arizona, par ici. Les frimats m’attisent le bout des orteils, et me poussent vers la réconfortante chaleur de mon processeur.
Premièrement, une surprise, et de taille: vous êtes toujours là, vous mes chers lecteurs. Toujours là et sans doute plus que jamais. Malgré les soucis techniques, malgré les billets un peu chaotiques en provenance d’Arizona, malgré de longs mois de silence. Les visites battent relativement leur plein, en fait, et vous êtes toujours nombreux à être abonnés.
Voilà qui est plaisant.
Deuxièmement, quel avenir pour Périscope? L’option est claire; soit persévérer dans ligne éditorial un peu foutraque qui a plutôt réussi jusqu’à présent. Soit se ranger aux principes du web marketing et du journalisme 2.0., autrement dit « do what you do best, link to the rest« . C’est pas nouveau, au demeurant. Cet adage n’est jamais qu’une actualisation du « Connais-toi toi-même » de Socrate, n’est-ce pas?
Alors, pour la suite de ce blog, pourquoi ne pas me concentrer sur ce que je connais, et ce que je sais faire de mieux? Je suis actuellement doctorant à l’Université de Liège. L’idée serait d’exploiter pleinement ce statut en partageant des informations cruciales pour nos sociétés, mais qui se dévoilent hors des sentiers battus des médias grand public, et en les dotant d’une perspective et d’une analyse propres.
Périscope, à l’avenir, ce serait un peu moins de billets qu’à la grande époque, mais ça parlerait, sur un ton badin, de sujets importants: les nouvelles technologies, leur rôle dans la société, les facettes amusants de la science fiction, les risques modernes issus du développement technologique, j’en passe et des meilleures. Le ton serait résolument ouvert et accessible, et propice à stimuler le débat. Et puis, ce serait complémentaire à mes activités professionnelles et à d’autres projets dont je vous reparlerai sous peu.
Alors, chiche? On s’embarque pour le grand incendie?

En débat